Le cerveau, le conscient et l'émotionnel

Hypnoprat – hypnose à Narbonne – le rôle du cerveau

Comment fonctionne notre cerveau...

Siège de nos réflexions et émotions qui forgent notre identité, le cerveau est comme un ordinateur : il reçoit, stocke et retraite les informations.

Même si le mot hypnose vient du grec « Hypnos », signifiant sommeil, l'hypnose n'est pas un état de sommeil. Il s'agit d'un état de veille particulier ou état de transe hypnotique.

Pour Milton Erickson, psychiatre américain, inventeur de l'hypnose éricksonienne chaque personne est déjà en possession de ressources permettant le changement. L'objectif de l'hypnopraticien est de libérer, chez la personne en hypnose ou en veille, tous les potentiels qui lui permettront d'améliorer son état. Pour lui, la communication devient un outil thérapeutique. L'hypnose est un phénomène naturel. Il est utilisé comme un outil permettant d'atteindre un lâcher­prise qui donne la possibilité au patient de se mettre en état d'activité mentale interne.

Cet état permet d'aller chercher au plus profond de soi toutes les ressources et capacités propres à chacun et d'enclencher le changement désiré. L'hypnose s'inscrit dans une relation d'aide. Elle n'a pas de pouvoir en soi, mais trouve son potentiel dans le lien de confiance qui se tisse entre le praticien et le patient.

­Le cerveau est l'organe des émotions :

  • Pour comprendre l'action de l'hypnose, il est indispensable de comprendre le fonctionnement du cerveau. Nous pouvons parler du cerveau gauche et du cerveau droit. Le gauche est le cerveau conscient logique et raisonné. Le droit est celui de l'inconscient et de l'émotion.

  • À certains moments de l'existence, nous pensons que le cerveau gauche nous amène à la conclusion que nous avons un problème dont nous pouvons nous débarrasser. Cela peut aller d'un trouble précis à un trouble plus général comme l'anxiété. Les raisons exactes de ce problème se situent plus au niveau du cerveau droit, qui pour un ensemble de raisons, ne veut pas ou ne peut pas.

  • Le cerveau conscient, qui a sa propre volonté, n'a pas les capacités d'affronter le cerveau émotionnel. En effet, cerveau gauche et cerveau droit ne font que cohabiter. Leurs fonctionnements sont très différents et la communication très limitée.

  • Lors d'un traumatisme, le cerveau droit ne peut pas prendre de distance par rapport à celui­ci. Il va donc le vivre au premier degré et il s'en souviendra toute sa vie.

Par contre, le cerveau gauche peut prendre de la distance. Il peut analyser, disséquer et même digérer l'événement. Et c'est ce qu'il va faire en faisant de ce traumatisme, d'abord un mauvais souvenir, puis un souvenir et pour finir le classera dans un coin ...

Vous ne pouvez imaginer que ce problème n'est pas réglé, parce que finalement à gauche tout est ok, mais rien ne l'est à droite. L'événement reste gravé et vécu comme un traumatisme, même s'il se trouve que vous l'avez complètement oublié du côté gauche de votre cerveau.

Et comme tout le monde le sait, nous vivons depuis notre plus tendre enfance de fréquentes situations difficiles, dérangeantes ou traumatisantes. D'ailleurs, chaque personne est capable de faire le test de rechercher une quinzaine de très mauvais souvenirs de sa vie. Que constate­t­on ? Tout simplement que c'est impossible ! Par contre, si nous demandions à notre cerveau droit en transe hypnotique, là ce serait totalement différent puisque lui se souviendrait de tout. Il va de soi que nous ne ferions jamais cette demande, ceci étant juste un exemple.

Voici donc les raisons pour lesquelles nous fumons, déprimons, voire paniquons... Parce que notre cerveau droit a besoin d'être rassuré !

Ce qui serait bien, c'est que nos deux cerveaux, l'émotionnel et le conscient, puissent avoir une meilleure communication et que le conscient puisse aider l'émotionnel à vivre d'une façon plus positive nos expériences passées et douloureuses, afin de pouvoir changer de comportements, d'attitudes et de se libérer.

C'est là que l'hypnose intervient...